Le monde éducatif de nouveau en ébullition : Des mesures s'imposent pour éviter toute infiltration du mouvement par les casseurs de l'opposition

Le monde éducatif de nouveau en ébullition : Des mesures s'imposent pour éviter toute infiltration du mouvement par les casseurs de l'opposition
Publié le : 16/11/2017 commentaire(s) (0)

L'on croyait qu'avec l'avancée remarquable enregistrée dans le dossier relatif au statut particulier des enseignants, l'année scolaire 2017-2018 allait connaître une accalmie. Mais c'est sans compter avec la détermination des enseignants. Depuis le lundi 13 novembre jusqu'à hier, une grève a secoué le monde éducatif. Cette grève lancée par les syndicats des enseignants a provoqué une manifestation de rue de centaines d'élèves pour ''réclamer le retour de leurs enseignants dans les classes''.  

Comme par le passé, ces élèves manifestants ont sillonné  hier des établissements de la ville de Lomé pour déloger leurs camarades des écoles privées qui n'observent pas la grève. Cette situation rappelle le triste souvenir des deux élèves décédés à Dapaong dans les mêmes circonstances.
Les enseignants du primaire et du secondaire réclament la mise en application du statut particulier des enseignants promise par le gouvernement. Les syndicats des enseignants estiment ne pas savoir le contenu de ce document. Selon eux, cette grève est reconductible si le gouvernement ne satisfait pas à leur revendication.

Les principales revendications des enseignants portent sur l'octroi de l'indemnité de logement au personnel de l'éducation pour toute la carrière, la prime de travail de nuit et prime de salissure, à intégrer au budget 2017, le reversement des enseignants auxiliaires dans le corps des fonctionnaires de l'enseignement conformément au statut général de la fonction publique, la résolution définitive du problème de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), du dossier des normaliens ainsi que l'intégration des enseignants volontaires restants dans la fonction publique et l'annulation des affectations punitives des représentants des enseignants et des délégués syndicaux. Dans la foulée, les enseignants du supérieur réclament des primes et indemnités. Au cours de la rentrée syndicale tenue en fin de semaine dernière sur le thème " Réussir sa carrière à l'université " pour le compte de l'année académique 2017-2018, les responsables du Syndicat national des enseignants du supérieur (SNES) et du  Syndicat de l'enseignement supérieur au Togo (SEST) ont saisi l'occasion pour relancer le gouvernement sur ses promesses portant sur une revalorisation des salaires, des primes et indemnités des enseignants du supérieur. Selon ces deux syndicats, le gouvernement avait solennellement promis en 2012, dans le cadre d'un accord signé par les deux (2) parties, de relever le niveau du salaire de ces enseignants de 30% et des primes et indemnités de 50%. " Nous avons relancé le gouvernement sur ces questions pour que rapidement une solution soit trouvée pour que dorénavant, un enseignant qui intervient dans le supérieur, sache à quoi s'attendre en termes de salaire et que cela devienne aussi un élément de motivation pour que d'autres personnes qui sont intéressées par l'enseignement à l'université, puissent bénéficier des mêmes grilles ", a indiqué  le Secrétaire Général du SEST, M. Kokou Awokou. Au cours de cette rencontre, la question du reversement des cotisations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) aux enseignants ainsi que les conditions de travail et de vie des enseignants du supérieur a également a été abordée. Les enseignants du supérieur ont par ailleurs demandé que la même attention soit accordée à leurs collègues des niveaux primaire et secondaire.

Ce nouveau débrayage des enseignants devrait être pris au sérieux par le gouvernement pour éviter que les acteurs politiques s'en servent pour assouvir leur passion. Seules des discussions sérieuses et sincères pourraient faire baisser la tension et rassurer les uns et les autres.

P.A

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