Nimagna : La part de vérité du chef sur l’affaire de falsification d’empreinte digitale

Nimagna : La part de vérité du chef sur l’affaire de falsification d’empreinte digitale
Publié le : 21/04/2021 commentaire(s) (0)



L’affaire a fait le tôlée sur les réseaux sociaux et dans les médias dès le début de la semaine dernière le sieur Kodjogan KOMAHE, un membre de la famille KOMAHE à Nimangna (préfecture des Lacs, plus précisément dans la commune des lacs 3), dénonçait son petit frère qui n’est que le chef dudit village du littoral et Président des chefs du Littoral 2 nommément Togbui KOMAHE-SESSI James Koami III . Par son fils, Toto KOMAHE présenté comme porte-parole de la collectivité KOMAHE, le chef du village est accusé de plusieurs délits dont falsification d’empreinte digitale de son grand frère, accaparement des terres. Autant de faits que le garant des us et coutumes de Nimangna balaie du revers de la main avec des documents à l’appui et a même introduit une plainte auprès du Procureur de la République près le Tribunal d’Aného.

Arrivé sur le trône en 1999, après une longue période de régence suite au décès de son oncle, le chef du village de Nimagna souligne que les faits d’accaparement de terres dont il est accusé par son frère n'ont jamais eu lieu.

Tous les terrains dont on parle et m'accuse ont été vendus par leurs propriétaires qui ne sont autres que nos parents. Les acquéreurs ont procédé à l'immatriculation (Titre foncier) desdits terrains dont je détiens la copie des copies afférentes dans nos archives de même que les contrats de vente respectifs. En effet, une des ventes a eu lieu en 1963 et une autre en 1969. Durant tout ce temps, moi j'étais encore au Ghana dans l'armée, mais on me les attribue. Moi je ne vends pas de terrains, bien au contraire je les achète et les exploite pour la production et si la récolte est bonne tu peux encore acheter une nouvelle parcelle avec les recettes”, a confié le chef du village de Nimagna. 

Ses dires font aussi savoir que les procédures de la contre-expertise sur l’affaire de signatures n’ont pas encore toutes abouti avant que le sieur Toto KOMAHE, fils de Kodjogan KOMAHE ne mette l’affaire sur les réseaux sociaux. 
Togbui KOMAHE-SESSI James Koami III ne reconnait pas non plus le titre de « porte-parole » à ses adversaires, puisqu’ils n'ont pas cette qualité au sein de la famille.

Rappelons que le village de Nimagna s’étend actuellement sur une superficie de 6 km² et constitué d’environ 2500 habitants. Le village est délimité notamment par Dévikinmé (Ouest), Adissénou (Est), Kpessi-Drafoè (Nord) et l’océan atlantique (sud).

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LA VERSION DES FAITS DU CHEF DU VILLAGE DE NIMAGNA

Dans le texte diffamatoire, il y a des mensonges tels que « la collectivité KOMAHE lance un cri de désespoir ». La collectivité, laquelle…? La mienne… ? Non, non et non, c’est archi faux ! C’est plutôt un père et son fils qui lancent un cri, si et seulement si c’en est bien un.

Dans le même texte, on parle porte-parole de la collectivité. Je me demande celui qui a donné ce titre, alors que je suis et reste le seul compétent. Aujourd’hui, je suis le seul souverain de Nimagna et je ne l’ai pas nommé porte-parole, comme il le dit. Son père fut le chef de famille que j’avais nommé ; depuis des années, je l’ai demis de ses fonctions pour insubordination. Il ne représente plus rien ni dans la chefferie ni dans le village. Quant à son fils, le petit Toto KOMAHE, il réside à l'étranger  donc inconnu de la collectivité quant aux devoirs communautaires voire occuper même ne serait ce qu'une infirme place à la table royale. Ainsi, il est naturellement inéligible à un quelconque poste de porte-parole de cette collectivité.

Dans le monde entier, chaque crime profite toujours à quelqu’un. Mais dans le cas d’espèce, ce qu’on me reproche comme accaparement de terres n’existe même pas au point de me profiter ou encore de profiter à mon grand frère en question. En effet, c’est une attestation de droit de propriété signé devant un juge en faveur de certains de nos frères et sœurs qui venaient de perdre leur grande-mère en la personne de Mme Doutoshi KOMAHE et la famille avait voulu ses terres. Le litige est alors porté devant le juge Dotchè Togbé, à l’époque 3ème substitut du Procureur de la République à Lomé. Il a tranché l’affaire et a donné raison aux héritiers.

La décision est alors sanctionnée par une attestation de droit de propriété signée par nous tous, y compris le juge. Tous les cosignataires du dossier ont témoigné la présence de Kodjogan qui a même signé aussi. Mais, ce dernier nie toujours.

Moi, chef du village, quel intérêt ai-je à vouloir falsifier une signature ou encore une empreinte digitale ? D’ailleurs, comment l’empreinte digitale de quelqu’un peut-elle être falsifiée ? De toutes les façons, les investigations se poursuivent au niveau des services compétents. Une contre-expertise est en cours portant sur trois éléments à savoir l’empreinte digitale, l’écriture et la signature. Seule la phase de l’empreinte digitale venait d’être finie et les autres étapes sont toujours en cours.

Du texte donc fabriqué et monté de toutes pièces contre ma personne, je me pose quelques questions : 

1- Est-ce une affaire politisée que gère mon grand frère avec tous ceux qui l’accompagnent… ? Je rappelle que mon grand frère et actuellement mon adversaire avait porté plainte contre moi pour « bourrage d’urnes » auprès du Capitaine DONTEMA, à l’époque Commandant de Compagnie d’Aného. Malheureusement, les investigations n’ont abouti à rien.

2- Je me demande aussi si c’est une affaire foncière… il ne devrait même pas y en avoir car nos parents ont eu à partager de leur vivant leurs terrains depuis des décennies avant leur mort. La collectivité KOMAHE ne détient donc aucune parcelle non partagée, tout le monde connait et vit sur sa parcelle héritée et connait ses limites. C’est ainsi que mon palais est construit sur le terrain hérité de mon feu père. Outre ça, moi-même j’ai des terrains que j’ai acquis par voie d’achat dûment immatriculés avec des titres fonciers.

3- Egalement, je me demande si le petit Toto a voulu m’escroquer. Trois jours avant la publication de cette fausse publication, il a approché mon fils Junior Komahé-Sessi et ma fille Séna Komahé-Sessi les informant qu’il était en train de piloter un projet de conciliation entre son papa Kodjogan et moi. Mais, poursuivait-il à mes enfants, deux individus qui seraient mes ennemis lui auraient proposé la somme de vingt millions (20 000 000) francs Cfa et ils seraient même prêts à lui verser une avance de cinq millions (5 000 000) francs Cfa afin de surseoir à son projet de conciliation. Et donc, il voulait avoir l’avis de mes enfants sur le sujet et mes enfants lui ont dit qu’ils iront me consulter pour lui revenir après.

Vu que mes enfants ne lui ont pas fait de feed-back sur le sujet, ceci a provoqué donc quelques jours après son tapage médiatique à travers cette publication diffamatoire faite contre ma personne, je cite « le chef du village de Nimagna, à ses yeux, ne s’inquiète pas de ses déboires juridiques ».

Oui, effectivement, je ne m’inquiète pas car je ne me reproche rien, rien du tout. Nous sommes au Togo, un Etat de droit. Le mensonge peut beau voyager loin, mais la vérité finira par le rattraper.

À LA GENÈSE DES FAITS…

Mon prédécesseur est décédé dans les années 1990 et il y a eu régence jusqu’à 1999 où j'ai accédé au trône. Depuis mon retour au pays, mon grand frère Kodjogan KOMAHE et moi avons toujours cohabité ensemble. Il était même chef notable dans mon palais. Nous sommes parentés par le fait que mon grand-père est le petit frère de son grand-père et ils étaient de même père même mère.

En effet, j'ai passé assez de temps à l'étranger, mais avant mon départ,  j'ai servi pendant longtemps dans l'armée ghanéenne avant de quitter pour les États-Unis d'Amérique. À mon retour, j'ai vu un village presque détruit et dépourvu de toutes ses beautés comparé au moment où je partais. Le peu d'économie que j'avais faite aux USA, je l'avais utilisée pour relever le village et créer quelques emplois aux jeunes dans le milieu. J'ai procédé entre autres à la réhabilitation de la piste liant le village à la RN2, électrification, construction de salles de classes, création de cyber-café (le tout premier dans la zone à l’époque mais qui a été cambriolé et incendié pendant les élections présidentielles de 2015), un espace de détente…

En faisant tout cela, je ne savais pas qu'il y avait des ennemis du progrès qui se sentaient très mal, en voyant les biens communs que je réalisais.

Tout a commencé par un projet d'approbation des terres du littoral que j'avais initié à l'époque. Ayant fait un peu l'extérieur, je me suis rendu compte que le développement d'une localité ne saurait être possible sans l'approbation de ladite localité. Les terres, il y en avait dans la zone mais appartenant à plusieurs autres personnes venues de divers horizons comme Agbodan, Dagué, Agbodrafo, Kpémé. Et donc, ils procédaient aux lotissements sans laisser aucun espace pour réserve administrative, tel que recommandé par la législation. 

Mes collègues m'avaient élu le président des chefs du littoral 2 composé de 26 villages depuis Goumoukopé, Abatékopé, Séwatsrikopé, Kpémé, Agbodrafo, jusqu'à Kpogan-Agbétsiko et autres. J'ai eu à rassembler les autres chefs pour leur faire part de mon intention de faire approuver le littoral par les services de l'urbanisme afin de nous permettre d'avoir des réserves pour des projets de développement futur.

Le gouvernement a apprécié la démarche. 

Aussitôt nous avons déclenché le processus que j'ai été approché par Kodjogan pour me demander de renoncer à ce projet d'approbation car il avait vendu toutes les parcelles lui appartenant. Or, il aurait appris que l'approbation va occasionner des conflits entre lui et les acheteurs des terrains car l'État devra récupérer 50% sur toutes les propriétés individuelles. Je l'ai rassuré que cela ne posait même pas de problème, comme quoi nous trouverons toujours des parcelles à concéder au gouvernement en lieu et place, au point même que lui, il ne serait même pas inquiété. Et donc, je ne pouvais pas renoncer à mon projet vu que cela dépendait du développement du milieu. 

Voilà le départ de tout le problème où il a saisi le Ministre de l'Administration Territoriale en 2013 pour la levée de mon immunité de chef en avançant des arguments fallacieux ni tête ni queue. Il a même dit que je bourrais les urnes lors des élections au profit du parti politique RPT actuel UNIR, . Après toutes les investigations, les accusations n’étaient pas fondées. Le dossier de bourrage d'urnes est aussi passé mais il m'en voulait toujours…

Plus tard, il y a eu un projet de production d’herbes basilique piloté par une société française dénommée DAREGAL autrefois sur la route de Adéticopé. Sur la côte, c’était chez nous seul qu'il y avait de l’électricité et donc les partenaires ont préféré s’installer chez nous, ainsi j’étais devenu le producteur principal. Certains de leurs collaborateurs avaient aussi voulu bailler des terrains pour la même activité. Kodjogan et moi étions les deux mandataires et donc on avait géré le processus de bail et on a signé à sept y compris lui-même qui a signé le document. 

Ayant du mal à digérer le non aboutissement de  son affaire de bourrage d’urnes contre moi, il ressort cette autre affaire plus tard pour dire qu'il n'a guère signé le document comme quoi je mentais en son compte. 

Pour avoir fait l'armée et fus un officier de police judiciaire au Ghana, je sais qu'il existe des  manières d'éblouir les contrôles de l'empreinte digitale que je ne saurai étaler ici pour raison de secret professionnel. Oooh que oui ça réussit les professionnels savent de quoi je parle et on ne retrouvera guère les empreintes. Je ne sais pas comment il a procédé dans son cas avant d’aller unilatéralement vers la police scientifique pour qu'on vérifie la conformité de l'empreinte digitale. Naturellement, la police scientifique n’avait pas pu établir la conformité entre les empreintes sur le papier et ses doigts. Paffff! C’est avec cela qu'il clame sur tous les toits me diffamant que j'ai falsifié ses empreintes digitale et signatures. 

Je me demande comment cela pourrait se passer? Avais-je coupé ses doigts ou quoi, je ne m'en reviens pas . 

Dépassé, j'ai porté plainte contre lui chez Monsieur le Procureur Général de la cour d'appel nommément désigné M. KODJO qui a demandé à savoir si les cosignataires étaient toujours là. Tous, on s'est retrouvé chez le procureur soit environ 10 ou 12 personnes. Tous les cosignataires ont encore confirmé que Kodjogan avait bien signé et était même le premier et que c'est le chef qui a été le dernier avec l'apposition de son cachet. Malgré cela, mon grand frère Kodjogan a toujours nié. 

Le procureur nous a finalement renvoyés à aller nous entendre et il a même souhaité passer chez nous pour une conciliation, vu qu'on est après tout des frères. On s'est bien convenu de la date et juste à la veille voilà le PG qui m'appelle très furieux au téléphone me disant qu'il ne traite pas avec des faux. Pourquoi ? Car, mon frère venait de l'informer qu'il n'est plus partant pour la conciliation des deux parties. 

Unilatéralement on me met sur la toile sans qu'on n'ait même pris le soin de vérifier l'exactitude des informations reçues. Pire, le dossier est en cours d'instruction chez le procureur mais voilà l’affaire mise sur la place publique par Toto KOMAHE en complicité avec certains médias.

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