Périple du Chef de l'Etat dans le Grand Kloto et dans l'Ogou : Faure a échangé avec les chefs traditionnels et à Témédja, promis justice aux martyrs des marches violentes

Périple du Chef de l'Etat dans le Grand Kloto et dans l'Ogou : Faure a échangé avec les chefs traditionnels et à Témédja, promis justice aux martyrs des marches violentes
Publié le : 16/11/2017 commentaire(s) (0)

Le Chef de l'État Faure Gnassingbé a échangé le mardi 14 novembre avec les chefs traditionnels du Grand Kloto à Kpalimé (120 Km au nord ouest de Lomé). Au cours de la rencontre, plusieurs sujets ont été abordés parmi lesquels, les récentes manifestations de la coalition des 14 partis de l'opposition. Les discussions ont également porté sur la mise en œuvre de la décentralisation, le rôle de la chefferie traditionnelle, et la promotion de l'emploi des jeunes. Il a aussi été question de la commercialisation des produits agricoles et des difficultés que rencontre la filière café-cacao.

S'agissant des manifestations politiques, Faure Gnassingbé a salué le sens de responsabilité de tous les acteurs de la région, notamment les chefs traditionnels, les préfets et autres responsables administratifs qui ont fait en sorte que ces manifestations se soient jusqu'à ce jour, déroulées dans la paix à Kpalimé. Le Chef de l'Etat a déploré les violences enregistrées lors des récentes manifestations dans le reste du pays avant d'appeler toute la population à promouvoir la paix et la non violence.

<< Nous avons tous fait le choix du multipartisme. Ce qui veut dire que nous n'avons pas les mêmes opinions politiques ou même parfois en économie. Et donc il peut arriver qu'il y ait des désaccords. Nous ne pouvons pas toujours être d'accord sur tout. Mais si nous sommes en désaccord, et que c'est pour cela que nous devons nous en prendre les uns aux autres de façon violente, je ne pense pas que ce soit la bonne manière d'agir >>, a indiqué Faure Gnassingbé à l'assistance.

<< C'est ce simple message que nous devons retenir en disant OUI pour la diversité d'opinion, OUI pour la liberté d'opinion, mais NON pour la violence. OUI pour les manifestations quand elles sont pacifiques, NON pour les destructions, parce que la destruction est souvent aveugle et fait du mal à la société. Même si ce n'est pas votre maison ou vos biens qui sont saccagés, le pays  perd toujours quelque chose quand il y a destruction. Et je crois que c'est ce que vous avez refusé dans cette belle région du grand Kloto. C'est ce que je suis venu saluer et vous encourager à poursuivre dans la même voie >>,  a-t il ajouté.

Faure Gnassingbé a par ailleurs relevé que les violentes manifestations de ces dernières semaines ont plongé le pays dans une inquiétude mais il affirme avoir placé sa confiance en Dieu. << Je sais qu'il nous en préservera >>  a-t-il fait savoir. A Témédja dans la préfecture de l'Ogou, lors de son déplacement dans la caserne militaire le vendredi dernier, le chef de l'Etat a déploré l'assassinat des militaires à Sokodé, ainsi que celui des autres victimes des manifestations de ces derniers mois organisées par l'opposition. Ainsi, s'adressant aux militaires de ce camp, il a fait observer que notre pays est actuellement perturbé par des manifestations qui, loin d'être pacifiques comme l'autorise la loi, sont d'une très grande violence. Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont faites et des dégˆts qu'ils ont causés. Ce fut le cas de cet enfant tué à Mango, et aussi à Sokodé. Ce fut également le cas de vos camarades soldats lynchés et décapités par un groupe d'individus organisés et préparés à cet effet.

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Leurs assassins sont activement recherchés et tout sera mis en œuvre pour les retrouver où qu'ils se trouvent et les chˆtier conformément aux lois de notre République >>  a promis dans la foulée, le chef suprême des Armées togolaises. Il  a par ailleurs renouvelé sa confiance aux Forces Armées Togolaise, qu'il a invitées à se comporter toujours en soldats responsables face aux provocations et aux menaces. << Je sais pouvoir compter sur votre courage et votre sens de devoir pour relever tous les défis qui vous seront lancés >>, a-t-il dit aux locataires du camp Témédja. Il faut rappeler que depuis le mois d'août 2017, le pays est en proie à des manifestations d'une coalition de 14 partis politiques de l'opposition qui exigent des réformes politiques surtout le retour à la Constitution originelle de 1992. A ce jour, ces manifestations, sont souvent émaillées de violences. 

Espoir

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