Rayan KOKOROKO, une fierté pour le ministre KOKOROKO… ?

Rayan KOKOROKO, une fierté pour le ministre KOKOROKO… ?
Publié le : 26/08/2021 commentaire(s) (0)


Samedi prochain à OPEM (Observatoire Panafricain pour l'Ecole et les Métiers) aura lieu la cérémonie de certification des cinq élèves âgés tous de 15 ans admis avec mention bien et très bien au Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) mais avec des compétences pratiques et des réalisations professionnelles innovantes. Rayan KOKOROKO, un neveu du ministre des enseignements primaires secondaires Komlan Dodzi KOKOROKO en fait partie. 

Non seulement il a décroché son brevet d’étude du premier cycle (BEPC) cette année avec mention très bien, comme bien d’autres candidats mais Rayan KOKOROKO (posant avec sa camarade à la UNE) comme ses camarades de classe à OPEM,  dépasse les autres candidats des autres établissements avec une particularité qui est la conception, la fabrication et l'installation du système de sonnerie automatique dans son propre établissement scolaire OPEM. Le chef-d’œuvre finalisé en une semaine au plus y compris les travaux de programmation sera présenté au grand public ce samedi 28 août dans son école OPEM à Baguida. 

$found_topic->topic_title_fr

Pour l’heure, ce que l’on retient de ce projet est que le système est programmé à trois niveaux à savoir heure de cours, la fin d’une heure de cours et heure de pause. Rayan qui sifflait la fin des cours s'est posé la question pour savoir s'il ne pouvait pas fabriquer un système automatique fiable pour remplacer son sifflet. C'est ainsi que naquit le projet. Le système installé depuis une semaine à OPEM, fonctionne parfaitement. La sonnerie retentie automatiquement à la fin de chaque cours. Une lampe témoin orange, mise en parallèle sur la sonnerie s'allume au même moment. Une autre lampe témoin rouge signale les périodes de cours (les élèves sont en classe) alors qu'une lampe verte signale les périodes de pause.

Rayan KOKOROKO, qui a piloté ces travaux avec sa camarade Ingrid AKOTO aussi 15 ans, sortie avec mention bien au BEPC cette année, donne un avant-goût de son œuvre en ces termes : « On appelle ça la sonnerie automatique ; le programme a été installé au secrétariat et il est fonctionnel déjà. Je peux donc l’installer dans d’autres établissements scolaire s’ils me sollicitent, et on va juste faire la programmation en tenant compte de leur emploi du temps », a-t-il présenté. Et à la question de savoir si le ministre Komlan Dodzi KOKORKO en était déjà informé, il répond : « je ne crois pas que mon oncle soit déjà au courant de ce que j’ai fait ; peut-être il le saura dans les jours à venir ».

L'enseignement à OPEM est basé sur un curricula moderne qui est une combinaison du programme togolais et une partie du programme européen. Les élèves font de la programmation informatique, la technologie DAO / CAO et le laboratoire dès la classe de 6ième. Le système d'enseigne interactif et orienté vers la recherche, permet aux apprenants d'avoir une bonne maîtrise en sciences et en technologie. Après le diplôme officiel, les élèves OPEM passent la CERTIFICATION qui est une évaluation pratique. En dehors des élèves nantis du BEPC, quatre autre élèves ayant réussi au BAC 1 avec mention passeront également leur CERTIFICATION. 

La cérémonie de samedi permettra de donner un certificat OPEM 1 à Rayan KOKORKO et à ses camarades Ingrid AKOTO, Ebenezer ATTOH-MENSAH, Yannick SEDJRO, Fidèle KOUASSI tous âgés de 15ans.

Autour d'une autre table, « Ici, vous avez un feu tricolore et des lampadaires qui sont commandés par un capteur crépusculaire. Quand l’obscurité apparait, les lampes s’allument automatiquement et s’éteignent d'elles-mêmes dès que le jour vient. Ici c’est juste une modélisation. Nous pouvons réaliser ceci facilement sur les routes de notre pays », ont présenté Ebenezer ATTOH-MENSAH et Yannick SEDJRO.

Sur une troisième table, « Mon programme consiste à commander l’ouverture et la fermeture automatique d’un garage ou d'un portail. Grâce à une télécommande, on appuie sur un bouton qui commande un capteur infrarouge qui à son tour,  actionne le moteur soit pour ouvrir soit pour fermer. C’est facile, dès qu’on arrive à écrire le code et à trouver les matériels d'assemblage pour le montage. Si j’arrive à le faire en miniature, ce sera encore facile en grandeur nature car les matériels vont encore être plus consistants », à présenté Fidèle KOUASSI.

De façon détaillée et pratique, les innovations seront présentées au public et aux autorités togolaises ce samedi.

$found_topic->topic_title_fr

« OPEM, c’est le fruit de 18 années de travaux de recherches sur l'école et le développement. Cette école est la matérialisation de mes travaux de Doctorat. L'expertise et l'environnement dans lequel l'apprenant evolue conditionnent sa capacité de développement et ce qu'il peut apporter à sa Nation. À OPEM, nous mettons les élèves dans les mêmes environnements que leurs homologues des pays développés. Les résultats, c'est ce que vous voyez avec ces jeunes de 15 ans. L’expertise et la pratique sont au centre du système OPEM où depuis la 6ème, les élèves s’appliquent en sciences, en informatique et en technologie. Ils acquièrent des compétences réelles et le  développement de projet devient un jeu pour eux », signale le Directeur Général de l’OPEM, Victor José Kodjovi AFANOU.

La conviction de l'innovateur du système OPEM est qu’il n’existe pas de pays développé qui ne soit industrialisé. De même, il n’existe pas non plus de pays industrialisé qui ne soit développé. De ces deux assertions, il faut comprendre que pour développer l’Afrique, il faut donc l’industrialiser. Mais l’industrialisation est basée sur la Technologie et la technologie s'acquière dans les ÉCOLES et les Centres de Recherche. Vous vous rendez donc à l'évidence que le développement prend sa racine dans l’ÉCOLE.

Mais comment configurer l’école africaine afin qu’elle soit l’officine de la Technologie, du développement et de la croissance ? Il suffit d’une Réforme Éducative profonde conduisant à la création  des écoles modernes comme OPEM. Cette réforme doit conduire à un développement endogène fondé sur un système éducatif efficient qui réponde aux besoins des africains .

Commentaire(s) (0)

Envoyez un commentaire
noms email message