Situation regrettable!

Situation regrettable!
Publié le : 22/09/2021 commentaire(s) (0)


Le Syndicat national des travailleurs de la zone franche (SYNATRAZOFT) regrette vraiment la situation qui prévaut actuellement au sein de la société ‘Mèche Amina’ où plus de 1500 employés sont licenciés par l’employeur. Bien que n’ayant pas ses membres dans le lot, ce syndicat regrette la situation qui était pourtant évitable si la procédure légale avait été suivie.

De trois (03) syndicats dans la zone franche, le secteur compte désormais quatre (04) syndicats et de nouveaux délégués au sein de la société ‘Mèche Amina’ depuis les élections intervenues en 2020. Très vite, ils se sont engagés dans les négociations avec les responsables de l’entreprise pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des employés. Les discussions allaient bien jusqu’à une récente rencontre à l’inspection du travail sanctionnée par un procès-verbal.

Mais subitement, à partir du 06 septembre, une certaine frange du personnel arrive certes au travail, mais ne travaillent qu’une heure dans la journée ; tout le reste du temps, ils ne font rien. 

Le mouvement avait paru comme un acte spontané pour manifester juste un mécontentement et attirer l’attention des responsables de l’entreprise. Les textes ont plus ou moins permis cela pour deux jours au plus. Malheureusement, la manifestation s’est poursuivie jusqu’au 3ème jour, pire sans préavis conformément aux dispositions du code de travail.

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(Le travail se poursuit avec ceux qui ont leur badge)


« Dans ces genres de situations, la loi donne jusqu’à 48h de faveur pour faire ces débrayages sans préavis. Le nouveau code dit une heure de grève illicite est considéré comme une journée de grève. Mais, nous nous sommes permis de les laisser faire jusqu’à 72h et nous les avons invités par notre de service à reprendre le travail. Ils ont encore raté cette occasion. Et celui qui voulait travailler est du coup victime d’injures de toutes sortes des frondeurs », situe Roger Attiba, le chef personnel adjoint de la société ‘Mèche Amina’.

Il poursuit en évoquant aussi les répercussions économiques engendrées par ce mouvement illicite sur la vie de l’entreprise. « Deux semaines de grève illicite dans une entreprise, c’est une perte énorme hein ! L’option de licenciement était la seule que l’employeur pouvait encore prendre, car pousser quelqu’un jusqu’à son dernier retranchement, il devient dangereux. Désormais, seuls ceux qui disposent de badge peuvent accéder aux locaux ». 

Des dires de l’employeur, la grève n’a jamais été interdite et les employés mis en cause actuellement ne sont pas licenciés pour avoir fait grève. L’administration de la société ‘Mèche Amina’ fait savoir que peu importe la légitimité des revendications, il faudra toujours passer par la procédure consistant à déposer un préavis de grève. 

Selon la convention des nations unies, le refus d’exécuter ce pourquoi vous avez été recruté constitue une faute lourde. Même si ce refus devait avoir lieu, il doit suivre une certaine procédure. Et conformément à la loi, les jours de grève légale ne sont pas payés par l’employeur.

« Nos amis ont poussé les pauvres enfants à l’abattoir. Certains arrivent à la fin de leur contrat cette semaine comme des contractuels et les dispositions sont en cours leur engagement en tant que des permanents dès janvier 2022. Mais, ils se sont mis dans cette condition qui annule toutes les années passées ici comme contractuels. C’est fini ! S’ils revenaient, ce sera un nouvel engagement ou un nouveau recrutement. Et là, l’employeur avisera », regrette M. Attiba.

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Solidarité syndicale oblige, le SYNATRAZOFT a du coup pris son bâton de pèlerin pour des tractations auprès de l’administration de la société ‘Mèche Amina’. Mais, l’employeur semble être campé sur sa position avec des arguments solides.

Le SYNATRAZOFT se voit désarmé par ces arguments de l’employeur. Et pourtant, il avait attiré l’attention des camarades grévistes à l’époque sur le risque encouru dans cette posture.

« Vous n’êtes pas sans savoir que nous en tant que syndicat, le droit de grève est notre arme, l’ultime arme lorsque toutes les voies sont épuisées. Même si ce que nous demandons n’est pas fondé, le préavis ou la conformité de la procédure nous protège d’une manière ou d’une autre. Toujours est-il que ça ne va pas comme on le souhaite dans la zone franche, mais le peu qu’on a comme acquis, il est de notre devoir de le protéger avant de chercher à en avoir encore », explique Kodjovi Jean Agbanan, le secrétaire général du SYNATRAZOFT.

« Nous, au SYNATRAZOFT, nous ne sommes plus dans cette dynamique, raison pour laquelle nous sommes étiquetés de traitres, de vendus, de corrompus et autres. Nous avons même perdu certains membres juste parce que nous ne voulions pas nous inscrire dans cette dynamique », a-t-il complété.

Créé depuis 2009, ce syndicat est presque le doyen des syndicats des travailleurs de la zone franche. Il compte environ 2500 voire 3000 membres dans presque toutes les entreprises de la zone franche dont la société ‘Mèche Amina’ qui est aussi l’une plus de grandes entreprises de la zone franche avec une trentaine d’année d’existence. Fidèle à son principe, l’organisation syndicale exhorte les travailleurs à se conformer aux textes en vigueur pour les revendications afin d'éviter cette livraison gratuite des travailleurs à l'abattoir.

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